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Bichri SNStudio graphique · Dakar

Impression

Imprimer à Dakar : les cinq erreurs qui coûtent de l'argent

Vous validez une maquette sur votre téléphone, elle est parfaite. Le colis arrive de l'imprimeur, et le résultat ne ressemble plus à grand-chose. Dans la grande majorité des cas, ce sont toujours les mêmes cinq erreurs — et elles se repèrent en dix minutes.

Une réimpression, c'est deux fois le papier, deux fois l'encre, deux fois le transport — et parfois un événement raté : un lancement, un salon, une campagne qui ne peut pas attendre. Voici ce qui provoque ces accidents, du plus fréquent au moins connu.

1. L'absence de fonds perdus

C'est l'erreur numéro un, et de très loin. Une imprimante ne coupe pas parfaitement au millimètre : le papier bouge légèrement pendant la coupe, de un à trois millimètres. Si votre visuel s'arrête exactement au bord prévu, il en résultera, selon les exemplaires du tirage, soit un liseré blanc sur un côté, soit un texte rogné.

La solution porte un nom : les fonds perdus. On prolonge le fond et les images de trois millimètres au-delà du format final, et on garde les textes importants à l'intérieur d'une marge de sécurité. C'est invisible sur le produit fini, et c'est ce qui garantit un tirage propre.

Comment le vérifier en dix secondes

Demandez à voir la maquette avec les traits de coupe affichés. Si les bords colorés vont jusqu'au trait, les fonds perdus sont absents. C'est la première chose que je contrôle sur un fichier reçu.

2. Des images trop petites

Un écran et une imprimante ne demandent pas la même densité d'information. Ce qui est net sur un téléphone peut être parfaitement flou une fois imprimé au format A3. La règle : une image destinée à l'impression doit être à 300 points par pouce à sa taille finale.

En pratique, si vous ne savez pas, envoyez l'image d'origine, sans jamais l'avoir agrandie dans un logiciel. Une petite image agrandie ne gagne aucune information : elle devient juste floue. Le graphiste, lui, saura s'il peut l'utiliser ou s'il faut une autre photo.

3. Les couleurs RVB envoyées à l'impression

Vos écrans affichent en RVB (rouge, vert, bleu) ; l'imprimeur travaille en CMJN (cyan, magenta, jaune, noir). Ces deux mondes ne couvrent pas les mêmes couleurs, et certains tons vifs — les verts soutenus, les oranges, certains bleus électriques — ne peuvent tout simplement pas être obtenus à l'impression. Le résultat paraît alors terne ou décalé, alors que le fichier était « correct » sur votre écran.

Ce n'est pas une erreur de l'imprimeur, mais un problème de préparation : le fichier doit être converti en CMJN avant l'envoi, pour que vous validiez ce qui sera réellement imprimé, et non ce que votre écran affichait.

4. Le texte trop proche du bord

Même cause que les fonds perdus, mais le dégât est plus visible : un numéro de téléphone amputé d'un chiffre, un logo coupé en deux, une mention légale illisible. Comptez au minimum cinq millimètres entre un texte et le bord, et plutôt dix pour ce qui doit absolument être lu — contact, prix, date.

5. Partir à l'impression sans épreuve

C'est l'erreur des clients pressés, et elle coûte le plus cher. Une épreuve — un tirage d'essai sur le papier prévu — permet de voir les vraies couleurs, la vraie densité du papier et la vraie lisibilité. Pour un petit tirage de cartes de visite ou un flyer, cela paraît superflu. Pour 500 affiches, c'est ce qui évite de tout recommencer.

Pour les gros tirages, demandez systématiquement une épreuve. Un imprimeur sérieux vous la proposera de lui-même.

La liste à transmettre à votre imprimeur

Trois informations qui évitent 90 % des problèmes

  • Le format fini exact, en millimètres, et le sens de lecture.
  • Le support : quel papier, quel grammage, quelle finition (mat, brillant, pelliculage, dorure).
  • La quantité définitive, et la date à laquelle vous en avez besoin — pas celle à laquelle vous aimeriez l'avoir.

Ce qu'un fichier prêt à imprimer contient

Si vous devez retenir une seule chose de cet article, retenez celle-là. Un fichier correctement préparé, c'est : fonds perdus, traits de coupe, résolution suffisante, couleurs converties en CMJN, textes à distance du bord, typographies vectorisées ou fournies avec le fichier, et un PDF en haute qualité.

C'est exactement ce que je livre à mes clients, et c'est aussi ce que je vérifie lorsque l'on me confie un fichier fait ailleurs avant de l'envoyer à l'imprimeur. Dix minutes de contrôle contre plusieurs jours de retard.

Article écrit par l'équipe de Bichri SN, à Dakar. Nous préparons et suivons vos impressions chez des imprimeurs locaux, du fichier jusqu'à la livraison.

Un fichier à faire vérifier avant impression ?

Envoyez-le-moi sur WhatsApp. Je vous dis en quelques minutes s'il est prêt à partir, ou ce qu'il faut corriger.

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